Collection Thriller
L'héritier
par Cyril Comtat
ISBN 978-2-35568-012-0
Editions du polar. Prix indicatif : 20€
300 pages
Tout le monde a entendu parler des tueurs en série. Ces individus,
concentrés de violence et d’horreur provoquent l’effroi et, parfois,
fascinent étrangement.
C’est un des nombreux paradoxes de l’être humain. Plus que
l’histoire d’un tueur, ce roman aborde le problème de la génétique.
De son hérédité.
Qu’en serait-il de la progéniture d’un tueur de la pire espèce ?
Pourrait-il hériter des gènes destructeurs et pervers de son père ?
Cyril Comtat nous emmène aux frontières fragiles du quotidien et de
l’horreur.
Extrait
L’homme était à moitié allongé sur son lit
Bâti comme un poids mi-lourd son dos musculeux reposait contre le
mur. Il mesurait un mètre quatre-vingt. Un brun, aux yeux verts au
physique harmonieux et aux maxillaires solides.
Sur sa gourmette étaient gravés son nom et prénom: Simon Carrier. Le
menton contre sa poitrine, il observait d’un regard vitreux le
revolver qu’il tenait dans sa main droite. Le barillet de son arme
ne contenait qu’une seule balle. Une balle en or massif.
Ses initiales étaient gravées sur la douille.
Simon hésitait depuis un moment, mais finit par se décider.
Il fit tourner le barillet d’un coup sec et porta le canon à sa
tempe. Il appuya sur la détente sans sourciller. Le chien percuta le
vide. Une fois de plus, c’était raté. Il laissa retomber mollement
le bras qui tenait le Sigh Auer .38 et se mit à pleurer comme un
enfant.
C’était peut-être sa seule manière d’évacuer le lourd et monstrueux
secret qui le minait. A vingt-neuf ans, sa vie avait basculé dans
l’horreur absolue.
Tout avait commencé trois ans auparavant.
Simon poursuivait alors des études de chirurgie dans une université
de Province et la vie lui souriait. Il était beau, cultivé, à la
veille de devenir un homme reconnu.
Son univers bascula, lorsqu’il réalisa sa première autopsie avec son
professeur. Ce jour là, quelque chose d’indicible, d’inquiétant se
déclencha passa en lui, telle une révélation perverse. A chaque
cours de dissection, une envie de meurtre le submergeait. Il n’y
comprenait rien à ce qui lui arrivait. Mais il était convaincu que
ce bouleversement de son esprit, l’éloignait sournoisement de son
envie de sauver des vies.
A l’inverse, l’idée de tuer l’envahissait et l’excitait au delà du
supportable. Cependant, Simon détestait le docteur Jeckyl qu’il
était en train de devenir.
Malgré ses efforts il n’arrivait pas à lutter contre ses obsessions
macabres. D'où venaient ces pulsions ? Pourquoi ? Il décida de fuir
loin de sa famille et de ses amis, tant il avait peur de lui-même...
(...)
