Le thème en bref. Une descente dans le monde doré des traders. Léo est l’un d’eux. Et un bon. Il amasse des millions, nous explique comment, nous donne ses raisons dans un récit de fiction d’une réalité étouffante. Sa vie à Londres n’est qu’un charivari de luxe débridé et de femmes, dont l’argent est le seul roi. Un Londres inconnu et des personnages hors du commun, émaillent un récit où le personnage central se débat avec ses contradictions. A la recherche du père, ce manque lancinant, lui fera prendre conscience trop tard de son fourvoiement. Léo s’est forgé un destin dont il se rendra compte trop tard des limites.
Le
thème en plus.
On les appelle communément les golden boys, mais leur nom exact est trader. Ce sont des personnages particuliers dont la moyenne d'âge n'excède pas trente ans, mais la plupart n'effleure pas les vingt-cinq. Un âge où beaucoup quittent définitivement l'adolescence. À cet âge, on commence à conforter son avenir, on se marie et on fait le premier enfant. Pas les trader. Psychotropes, alcool et coke. Eux ne songent qu'à une chose : gagner de l'argent. Beaucoup d'argent. Et ils y parviennent. Ils sont au centre d'un système financier qui semble avoir atteint ses limites. Les bourses internationales sont leur univers. Ils amassent des fortunes sur un coup de dés, rivés à leurs ordinateurs des journées entières. Ils ne dorment pratiquement pas, fonctionnent à coups de psychotropes, de coke, d'alcool. Ils se défoulent à coups de soirées à dix mille euros, de femmes vénales et roulent en Porsche ou en Ferrari. Léo est un de ceux-là. Son seul but, réussir, gagner, accumuler des millions pour le seul plaisir de gagner un combat dont il ne peut que sortir vainqueur. Et dépenser ses gains jusqu’à l’écœurement. Un homme dual, doté d'un cerveau faisant la part parfaite de l'affect et du calcul le plus froid. À ce jeu-là, certains évitent une fin funeste annoncée. Pas Léo. Lui, il a quelque chose qu'il ne pourra jamais avoir et qui causera sa perte : les conseils et l'amour d'un père qu'il cherchera à retrouver. Cette absence, il va la ressentir de plus en plus cruellement à mesure que son cœur se vide de toute sensibilité. À trente ans, il aura trop vécu dans un monde d'apparences, de conquêtes inutiles. Elles seront sa perte.
L'auteur. Lawrence Tajevot a trente deux ans et vit à Londres où il exerce le métier de trader dans une grande banque internationale. Le monde de la finance est son univers quotidien. « Conquêtes inutiles » est son deuxième roman. Un retour sur soi et sur un monde qui n’a de doré que l’apparence.





