Les news
AMAZON ALAPAGE ET AUTRES ENSEIGNES
LA DIFFUSION SUR LE NET ET LES PETITES MAISONS D’EDITION
Un costume taillé trop grand
Commander
ses livres sur des sites tels qu’Amazon, Alapage, Chapitre.com et
d’autres, ainsi que sur ceux de la FNAC, leur père à tous, a été il
y a quelques années, une aubaine pour les petits éditeurs. A une
époque où se faire connaître n’était pas une sinécure, ils ont bien
rendu service aussi bien aux éditeurs en herbe qu’à leurs clients.
Aujourd’hui, mis à part le mastodonte FNAC, ça ne semble plus être
aussi vrai. Ni pour les uns, ni pour les autres.
La France n’est pas totalement maillée en librairies aussi, et à condition qu’ils aient accès au Net, ceux coupés du monde qui veulent acheter un livre, peuvent le faire en s’adressant aux enseignes présentes sur la toile. C’est pratique. Utile aussi à ceux qui ont peur d’entrer dans une librairie (Il y en a plus qu’on ne le pense)
Pratique donc pour le chaland.
Pratique également pour la petite édition qui n’a pas encore trouvé ses marques. Qui a besoin de multiplier « des points de vente ». La gestion des commandes sur le Net, étant également trop complexe, le système est aussi le bienvenu.
Mais est-ce réellement profitable pour l’éditeur ?
Réellement utile pour celui qui maitrise, à son niveau, les outils de référencement et de gestion professionnels ? C’est moins certain.
En fait, un petit éditeur faisant appel à des enseignes comme Alapage ou Amazon vendrait pratiquement à perte.
En effet celles-ci prennent une commission de 50 % sur les ventes, alors que les remises des éditeurs aux libraires, vont de 26 et 40 %. Une moyenne se situant à 33 %
Les Majors peuvent, bien entendu, négocier ces remises. Mais pour les éditeurs comme nous, faire appel à ces enseignes c’est porter un costume trop grand. C’est 50 %, un point c’est tout.
Ha ! Bon.
On ne tien donc pas à vendre par leur entremise. On ne fera rien pour.
D’autant plus que le système est particulier.
Ces maisons ne constituent pas de stock ou, si peu, que cela n’influe en rien leurs délais de livraison.
J- 0, X commande à l’enseigne Y.
J-2, l’éditeur reçoit la commande Y et l’envoie, par voie postale, à l’enseigne.
J-5, Y reçoit la commande
J-7/8. X reçoit son livre
Il a également payé des frais d’expédition.
Les frais d’expédition à l’enseigne sont à la charge de l’éditeur.
Pour le webmaster du site, gérer ces Catalogues est un vrai casse tête. Le nombre de titres qu’elles présentent est tel, que la gestion des images et autres informations devient aléatoire, parfois impossible, trop souvent génératrice de crises de nerfs dont on se passerait bien. Donc, appel des auteurs, explications. Si ça marche, parfait. Si pas, nous passons pour des abroutis.
Il arrive aussi que les enseignes ne reçoivent pas leurs commandes pour une raison ou une autre. Dans ce cas, nous ne sommes pas avertis… Et des clients ayant payé leur livre à l’avance nous prennent pour des grigous… Et, bien sûr, les auteurs appellent…
En voilà donc assez.
Les Editons du Polar n’entendent plus s’occuper de ces sites.
Leur présentation de nos titres restera borgne.
Nous leur livrerons leurs commandes (à regret) en espérant que les acheteurs du Net veuillent bien s’adresser aux libraires, très bientôt à la FNAC, et sur notre site.
C’est plus facile et parfois moins cher d’acheter directement chez le producteur.
Désormais, en le faisant, le port sera gratuit pour la commande d’un exemplaire. Et pour certains titres, nous appliquerons la Loi Lang, c’est à dire – 5%.
Et vous aiderez les petits éditeurs.
Les Editions du Polar
UN ABATTEMENT DEPRIMANT
Il y a des choses dans la vie qui prêtent bien à rire. Même si elles tendent à faire pleurer (de rire).
Il en est ainsi de l'abattement sur le prix HT d'un livre pratiqué par Amazon aux éditeurs (je suppose qu'ils ne font ça qu'aux petits). Celui-ci est de 50 %.
On s'est donc amusés à calculer le bénéfice tiré par un éditeur, petit ou moyen, sur la vente d'un livre par l'intermédiaire d'Amazon.
Un ouvrage au prix de 20 € TTC, par exemple :
10 € de marge Amazon
3 € expédition (si on ne passe pas des transporteurs professionnels tels que Prisme. Et encore : il faudrait prendre en compte l'essence pour s'y rendre)
4 € Fabrication, mise en page, couverture (Par chance, pas de frais salariaux. Nous sommes tous bénévoles. On ne va pas se payer, en plus, non ?)
1,90 de droits auteur (10% sur le PVP HT)
0.50 cts. Divers.
Total : des coûts 9,60
"Bénéfice net" : 0,60 cents
Attention, on ne veut surtout pas faire croire qu'on se "victimise". En fait, puisqu'on ne peut pas faire des bénéfices, qu’Amazon se sucre nous laisse de glace. Nous réfléchissons cependant pour que nos « clients » puissent avoir nos livres gratuitement lorsqu’ils passent par cette enseigne.
Remarquez, on peut également se passer d’Amazon. Ce n’est pas qu’ils fassent beaucoup d’affaires avec nous, mais à ce niveau, aucun ne serait encore que trop. Rien que pour le principe.
Nous allons réfléchir à ça.
PRATIQUE
Comment diffuser et vendre son livre ?
Les ventes FNAC et autres ne valent que si l'existence de l’ouvrage est connue de l’acheteur. Et si on en dit du bien. Être présent à la FNAC ou autre n'est pas le plus important, mais bien de pouvoir passer commande du livre, qu'il figure sur ELECTRE ou DILICOM . Et que ces divers marchands soient assurés que le produit soit disponible et expédié sous quarante huit heures.
Les espoirs de vente d'un auteur inconnu du public varient selon le mal qu’il se donne et des efforts de l’éditeur à le faire connaître. C'est à dire :
Avant tout, s'assurer que le livre est bon. Rien de mieux que la consultation d'un Conseil littéraire pour qu’il examine le tapuscrit en professionnel. Il en existe des bons sur le Net.
1) Tanner le correspondant local du journal régional pour qu'il passe une brève.
2) Demander aux médias communaux des environs de son domicile d'en parler.
3) Demander à son éditeur de lui fournir un ou deux exemplaires de son livre (il vous fait confiance et vous les remet gratuitement ) pour le placer en dépôt dans les "Maisons de la Presse" ou librairie dont il est connu. Et pouvoir fournir rapidement d'autres exemplaires (pas trois semaines) si jamais le "stock" s'épuise.
4) Faire de même avec le libraire de son village et le placer en vitrine avec l'annonce "Il est du coin" "Vit parmi nous" ou une accroche de ce type.
5) Proposer des séances de signature aux libraires, aux manifestations associatives, aux concours de pétanque (mais oui), aux ateliers d'écriture du coin. Proposer des conférences dans les écoles (voir prof de Français)
6) Avoir un site représentatif (fait par un professionnel) et personnel. Ou un blog.
7) S’inscrire dans les salons. L’éditeur doit vous rembourser les frais et vous fournir sans contra partie les livres nécessaires.
8) Le proposer à votre entourage, voisins et amis. N'oubliez pas qu'ils seront plus sensibles à votre présentation, qu'a celle, impersonnelle, de l'éditeur. Pour vous aider, celui-ci vous propose des réductions auteur importantes.
9) Avoir l’espoir chevillé au corps et ne pas se décourager.
Ce que coûte un livre

La filière du livre
- L'auteur fournit à l'éditeur des textes, photographies ou manuscrits.
- L'éditeur réalise l'ouvrage qui peut être écrit à son initiative ou celle de l'auteur.
- L'imprimeur duplique l'ouvrage d'après les éléments fournis par l'éditeur. C'est lui qui donne sa forme au livre.
- Le diffuseur met le livre à la disposition des revendeurs par le biais d'opérations commerciales.
- Le distributeur est chargé d'assurer la logistique des livraisons. Il envoie le livre dans les points de vente démarchés par le diffuseur.
- Le détaillant met le livre à la disposition du public.
- Les deux protagonistes peuvent être différents ou confondus.